Mer Mar 09, 2011 11:45 pm par PhilM
Salut
Je peux te donner mon témoignage, bien que mon séjour remonte à 1994/1995.
J'ai été travailler au Chili pendant un an et demi, à Santiago. Sans grande information à disposition sur la destination avant mon départ à l'époque (le premier reportage dans Wind sur cette destination est sorti en mars 1994, un mois après mon arrivée), j'avais décidé d'y aller avec mon matériel, et de voir sur place. Je n'ai pas été déçu !!! En résumé : vent fort, parfaitement side shore, très belle houle à longue période, et déroulant sur de grandes longueurs. De quoi fatiguer à force d'enrouler les rollers... Le tout sous un soleil sévère (attention aux brûlures...), dans un ciel en général bien bleu (bien qu'il y ait aussi le même phénomène de 'fog' qu'on observe à San Francisco : il peut faire très beau sur la route jusqu'à la côte, et on découvre tout à coup derrière la dernière colline que l'océan est sous la brume grise). Seule déception : la température de l'eau. Plutôt dans les 12°C, même en plein été, où il peut faire 35°au soleil à l'abri du vent. Le contraste eau froide et rayons solaires sévères est plutôt dur pour la peau ! Autre 'souci' pour moi : c'est side-shore bâbord... moi qui ne sortait quasiment que sur des spots tribord en France... pas de problème pour le surf, mais alors pour les sauts... sur des vagues très vite logo high, difficile de ne pas sauter en remontant avec 35/40 noeuds de vent side shore! J'ai eu du mal ! Pour quelqu'un plus symétrique que moi, c'est du régal !
J'y avais amené à l'époque comme seul matériel une Fanatic Boa (eh oui, ça date...) 270x59 (de mémoire) et 95 litres... parce que je ne savais pas où j'allais. A l'époque je devais peser 74 Kgs. Parti avec une 5.5m² et une 4.5m², j'ai rapidement dû trouver une 4.0m² sur place pour pouvoir naviguer certains jours. J'ai fait la plupart de mes sessions avec force 7 environ, et plutôt plus souvent tirant vers 8 que vers 6. Le vent peut vraiment être fort (j'étais habitué, naviguant pour l'essentiel par mistral dans le Var ou les Bouches-du-Rhône) ! Sans trop abîmer les vagues j'ai trouvé. Le swell du Pacifique a une telle puissance...Bon, j'aurais pu avoir un flotteur plus petit, ça aurait aidé dans ces conditions...
Les paysages sont magnifiques, la nature très sauvage. Je me souviens qu'il fallait faire 9km en 4x4 sur la plage pour arriver au spot. Inutile de dire qu'une fois arrivé sur place, c'est le désert ! Pas un bateau à l'horizon, pas de SNSM pour venir te chercher...
C'est le genre de spots où la solidarité s'installe immédiatement entre windsurfers !
Les chiliens ont été très très accueillants avec moi. Je n'étais pas arrivé depuis plus d'une semaine (seul), que, avisant un surfshop sur Santiago, je pousse la porte avec une carte à la main et essaie de me renseigner sur les bons spots. L'autre client présent me briefe, puis m'invite à m'emmener le week-end suivant ! Résultat, j'ai passé 1 an 1/2 à naviguer avec une bande de nouveaux potes chiliens, qui m'ont fait une place parmi eux, tout simplement. J'ai reçu une leçon d'hospitalité !
Evidemment, il faut parler espagnol, mais c'est pas très difficile.
Un pays grandiose, des souvenirs de navigation fabuleux !
Bon voyage !